Petite histoire des faits économiques et sociaux, Armand Colin, 2003, 1ère édition 2001, deuxième édition augmentée et actualisée, 2010

 

Quatrième de couverture :

L'histoire économique a connu un renouvellement important depuis quelques décennies à la suite des travaux de la cliométrie, avec le recours plus systématique à l'analyse économique et aux théories institutionnalistes modernes. Cet ouvrage présente, en s'appuyant sur les acquis de cette nouvelle approche, une version synthétique de l'évolution économique du monde depuis la fin du Moyen Age jusqu'au phénomène contemporain de la mondialisation. Il s'attache en premier lieu aux problèmes et à l'évolution de la discipline elle-même, l'histoire économique, puis analyse le phénomène crucial de la révolution industrielle en Grande-Bretagne au 18e siècle dans ses sources et ses caractéristiques, ainsi que sa diffusion vers le continent. Les mutations des sociétés en cours d'industrialisation au 19e siècle sont ensuite examinées. Le 20e siècle fait l'objet des trois derniers chapitres, depuis la période des guerres mondiales, des crises et de la montée des totalitarismes, jusqu'à sa deuxième moitié caractérisée par une évolution plus favorable : paix globale, augmentation des échanges, intégration de l'Europe, croissance économique et révolution technologique.

 

Table des matières

Qu'est-ce que l'histoire des faits économiques ?
La révolution industrielle et ses origines
L'industrialisation dans le monde au XIXe siècle
L'évolution du capitalisme industriel au XIXe siècle
Les mutations sociales au XIXe siècle
Guerres et crises de 1914 à 1945
Les principaux systèmes économiques depuis la guerre
La mondialisation

 

Photo : le satellite de télévision TDF 1, copyright CNES. - Cliquez pour zoomer. Édition 2001

 

"Dédicace" Radio France

 

J'ai rédigé cet ouvrage à partir de deux manuels parus précédemment, une Histoire des faits économiques, tome 1, de l'Antiquité à la révolution industrielle, et sa suite, Histoire des faits économiques, tome 2, de la révolution industrielle à la Première Guerre mondiale. Cependant, la "Petite histoire" couvre une période un peu différente, puisqu'elle va de la Renaissance à nos jours, de l'ouverture de la planète aux échanges avec les Grandes Découvertes du XVe siècle, les débuts de la mondialisation, jusqu'à l'évolution actuelle à l'aube du XXIe siècle. Le XXe siècle est donc traité dans la dernière partie du livre et représente un peu plus d'un tiers du total. Un chapitre liminaire présente la discipline elle-même, l'histoire économique, en précisant les grands courants et les questions récurrentes (croissance, techniques, population). Le deuxième chapitre étudie les origines de la révolution industrielle depuis la fin du Moyen Age et ses caractéristiques au XVIIIe siècle. Les chapitres 3, 4 et 5 analysent l'extension de l'industrialisation au XIXe siècle dans le monde, les caractéristiques et les conséquences du phénomène : les aspects sociaux, les transformations du capitalisme, la deuxième révolution industrielle, les cycles, l'impérialisme, les nouvelles puissances économiques et les pays périphériques. Pour le XXe siècle, le chapitre 6 présente la période de la "guerre civile européenne" de 1914 à 1945, les guerres mondiales, les fascismes, la révolution russe et la crise de 1929 dans ses caractères, ses causes et ses conséquences. Le chapitre 7 étudie l'après-guerre, de 1945 à nos jours, à travers les différents systèmes économiques qui se sont opposés et leurs manifestations aux Etats-Unis, dans l'intégration européenne, dans le tiers monde, et à l'Est, où les problèmes de la transition au marché après 1990 sont également présentés. Enfin le chapitre 9 présente la mondialisation actuelle à travers les questions démographiques, les politiques économiques, les échanges internationaux, l'écologie, et bien sûr la révolution technologique en cours.

 

 

Critiques

 

Alternatives économiques, n° 196, octobre 2001

L’auteur nous avait déjà donné, dans la même collection, un remarquable ouvrage (en deux tomes) sur le même sujet. Le livre qu’il nous propose aujourd’hui est donc un résumé de ce travail, mais qui présente les mêmes qualités d’exposition et de clarté. Le chapitre liminaire, en particulier, est une brillante synthèse des orientations de chacun des grands auteurs qui se sont intéressés à l’histoire économique.
A la question « pourquoi la croissance économique ? », la réponse de Marx, celle de Schumpeter et celle d’Ester Boserup varient : le premier met en avant la cohérence des systèmes sociaux, le second le rôle des innovateurs et des techniques, la troisième celle de la démographie. Sont aussi convoqués Polanyi, Rostow, Gerschenkron et surtout North, qui expliquent le rôle des institutions dans la croissance par leurs effets sur la baisse des coûts de transaction.
Bien entendu, l’essentiel du livre est d’une facture plus clasóique : l’auteur nous raconte l’histoire de ces mutations, mais il mobilise souvent les grilles d’analyse de tel ou tel auteur pour en vérifier la cohérence et l’intérêt. Le monde s’est rétréci en deux siecles et la mondialisation, appuyée sur une nouvelle révolution technologique, est sans doute devenue le fait majeur de l’histoire économique récente. Il est dommage que l’auteur ne dise rien des effets de cette mondialisation sur l’accentuation insoutenable des écarts internationaux entre gagnants et perdants. Car elle est génératrice de bien es violences dans ce monde rétréci, où l’opulence des uns semble se moquer de la misère des autres. Ce n’était pas, il est vrai, le sujet du livre, mais, à vouloir ainsi clore sur un panorama de l’histoire d’aujourd’hui, fallait-il le taire ? Cela n’enlève rien, heureusement, aux qualités de ce livre.

Denis Clerc (n° 196)

 

 

Région et développement, L'Harmattan, n° 20, "La force de l'évidence", Michel Herland

 

 

Deuxième édition, 2010 compte rendu

Édition en portugais, Texto & Grafia : História economica do mundo, 2011

 

 

 

 

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